Millésime 2014 : état du vignoble au 22 septembre 2014

Les tous premiers coups de sécateurs ont été donnés fin août avec les cépages blancs en secteur précoce. L’été s’est enfin installé ! Ces trois semaines de soleil et de vent ont été salvatrices.

Depuis le dernier bulletin, les conditions météorologiques se sont effectivement bien améliorées. Les températures diurnes voisines des 30°C et le mistral ont permis de poursuivre la maturation dans de bonnes conditions, ce qui a permis de redonner espoir dans le vignoble. Après l’attente et l’incertitude, les vendanges ont débuté vers le 10 septembre dans le sud de la vallée du Rhône avec des syrahs et des cinsaults. Le mistral a contenu les foyers de botrytis déjà présents et stoppés leur développement. Aujourd’hui, les vendanges se poursuivent mais on espère encore un peu de concentration pour pouvoir récolter les grenaches, plus chargés que d’ordinaire, dans de bonnes conditions.

Cependant, les dernières pluies survenues la semaine dernière (100 mm en moyenne du nord au sud) nous font presser le pas. Les foyers se réactivent et le mistral, notre meilleur allié en cette période, se fait désormais discret. Il faut composer au mieux avec l’état sanitaire et une maturité parfois non aboutie. Déterminer la date de récolte n’est pas chose facile. Sitôt commencées, les vendanges se font rapidement. La réactivité est le meilleur atout du vigneron, cette année encore.

Dans le Sud de la vallée du Rhône, les blancs, rosés et syrah sont majoritairement rentrés. Actuellement, on récolte les premiers grenaches.

Dans les secteurs septentrionaux, les parcelles de Côte-Rôtie et Condrieu ont été ramassées pour la plupart. Seules restent les parcelles plus en altitude sur la côte brune. Pour Crozes-Hermitage rouges et St Joseph, les vendanges viennent de commencer.

Malgré tout et de manière générale, les premières impressions sont positives. Les jus sont colorés et très aromatiques. L’acidité est marquée car les teneurs en acide tartrique sont importantes et presque inhabituelles. Les fermentations alcooliques sont rapides. Le défi majeur consiste à densifier les vins, qui manquent parfois un peu de structure tannique. Le travail des marcs en fermentation et pendant la macération est et sera très important.

Enfin, les volumes de récolte donnent du baume au cœur à la filière, car elle avait perdu l’habitude de vendanger la quantité de raisins nécessaire à sa pérennité.